L’urbanisme circulaire

( Olivier MARIN, 7 novembre 2020)

Mutualiser les espaces, transformer des bureaux vides en logements, construire des bâtiments évolutifs…afin de lutter contre l’étalement de la ville et mieux utiliser l’existant, il existe des alternatives comme l’urbanisme circulaire.

L’urbanisme circulaire, c’est l’idée de construire la ville sur elle-même. En partant du constat que depuis des années, l’étalement urbain a montré ses limites. Le fait de s’éloigner de la ville avec la voiture. Le fait de construire des logements neufs en périphérie des grandes villes. C’est la prise de conscience de la fin d’un système.

L’urbanisme circulaire, ce n’est pas un concept théorique mais une alternative à l’étalement urbain. C’est concevoir, organiser, reconstruire en permanence la ville sur elle-même.

C’est se demander si l’on a besoin de construire à tel ou tel endroit. Si l’on ne peut pas déjà mieux utiliser l’existant. Eviter de démolir des bâtiments.

On peut transformer des bureaux en logements. On peut construire des bâtiments qui seraient évolutifs dans le temps, créer des espaces de stationnement qui soient démontables. Et puis, c’est le recyclage du foncier, des sols avec des espaces inutilisés.

L’urbanisme circulaire, c’est le fait de dire qu’il y a énormément de ressources dans la ville qui ne sont pas exploitées.

Et donc que l’on peut faire plus avec ce que l’on a déjà dans la ville. Des exemples ? 

Il y a des temps morts dans la vie d’un bâtiment. C’est une ou deux années pendant lesquelles un bâtiment attend d’être déconstruit ou réhabilité. Plutôt que de rester vide et inoccupé, de laisser des mètres carrés inutilisés…le bâtiment peut être occupé légalement et temporairement par des associations par exemple. Ca se développe dans des quartiers à Paris, Marseille ou Lyon. 

L’urbanisme circulaire, c’est une somme de bonnes pratiques 

Il s’agit d’en finir avec la construction de bâtiments mono usages, mono fonctionnels. On ne compte plus les bâtiments vides, les bureaux qui ne servent à rien. On peut mutualiser les usages, recycler les espaces.

Il y a bien sûr des freins : la peur du changement, avec une seule façon de faire la ville. L’urbanisme circulaire n’est pas industrialisable, c’est du cas par cas. 

La pandémie, le confinement vont-ils accélérer cette prise de conscience de transformer la ville ? 

La pandémie et le confinement accélèrent la prise de conscience, notamment de nos fragilités. Ca nous impose de repenser et refaire la ville. Une ville plus proche, plus mixte. Une ville qui doit s’adapter en continu à tous les bouleversements : sanitaires, économiques, démographique mais aussi tenir compte du vieillissement de la population…

L’urbanisme circulaire passe par une volonté politique, des élus locaux, des professionnels mais aussi des habitants, des citoyens qui s’engagent pour leur quartier. 

Avec pour enjeux de rendre la ville plus ouverte, où la ville de demain serait prête au changement, plus flexible.

Et faire une ville pour tous. S’adapter aux changements climatiques et à nos usages.  Une ville plus attrayante et plus agréable.

Aller plus loin 

  • Le livre « Manifeste pour un urbanisme circulaire » de Sylvain Grisot est aux éditions Dixit.net

SOURCE :   https://www.franceinter.fr/emissions/l-urbanisme-demain/l-urbanisme-demain-07-novembre-2020

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