(Encore) POST-COP27 : soyons positifs, réalistes et activistes   

Soyons positifs : la COP27  a mis en avant la gravité et la dimension planétaire de la crise écologique

La COP27 a pris place dans l’actualité : une petite place mais une place quand même qui a sans doute repoussé quelque peu nos préoccupations de proximité : crise du pouvoir d’achat, crise sanitaire, crise judiciaire,  crise politique, crise morale, … 

A tout le moins, la COP27  a souligné la gravité de la problématique climatique et de justice sociale et, qui plus est, sur la dimension planétaire de cette problématique.  Certes,  cette thématique n’ est pas vraiment  nouvelle mais le fait de la ramener dans l’actualité est bien positf.

Pollutions de l’air, de l’eau et des sols, perte de biodiversité,  raréfaction des ressources énergétiques et minérales, migrations  climatiques… nous  menacent toujours davantage et nous questionnent désormais en tant que  limites planétaires de civilisation voire en tant que problématique de  survie de l’humanité.

Soyons réalistes : l’humanité ne bouge qu’à la suite des catastrophes

Ceci dit, les débats soulevés par la COP27  n’ont guère fait évoluer le monde : ils ont rejoint le contexte du « bla-bla »  et du manque d’actions concrètes.  C’est là que le bas blesse : la race humaine reste très passive par rapport aux menaces de catastrophes ; elle ne bouge vraiment qu’une fois que la catastrophe se produit..

A ce stade,  on peut même encore douter quant à savoir si la majorité de l’opinion publique a bien pris conscience des interrelations entre  les émissions de CO2 et  les catastrophes  telles que   inondations,  incendies de forêt, canicules, … En tous cas,  peu nombreux sont ceux qui adoptent des changements radicaux du mode de vie en fonction des dérèglements climatiques.

La préoccupation du climat se noie généralement aujourd’hui parmi de multiples autres problèmes socio-économiques  sans parler des problèmes engendrés par la folie guerrière de certains dirigeants.

La menace climatique est donc loin d’être perçue comme à prévenir dans l’urgence. Dès lors, il n’est guère étonnant que la COP27 n’ait accouché que d’une souris !

 Soyons proactifs : agissons avec la souris et davantage sur les causes

 La souris a le mérite d’exister. Elle tient au maintien des objectifs fixés dans le passé ( tel l’objectif d’une limite au réchauffement à seulement 1,5 degré d’ici 2050) ainsi qu’ à la création d un Fonds  d’indemnisation pour pertes et dommages des pays les plus vulnérables au changement climatique. ( ce qui marque un premier pas dans le sens d’une justice climatique)

  Reste à mener de multiples actions concrètes pour la réalisation des conclusions de la COP27.  Trouver les moyens financiers d’alimenter le nouveau Fonds ne sera pas simple et va justifier un travail acharné.

Plus fondamentalement, il s’agit que diverses actions se concrétisent directement à l’encontre des  causes du dérèglement climatique. Il faut que se mette en place une nouvelle civilisation « hors énergie fossile »   avec des modifications radicales des modes de production et de consommation. Pareille évolution peut prendre appui sur des COP mais elle doit surtout avoir lieu au niveau de la société civile.

 Ainsi, on a besoin de beaucoup d’activistes.  L’activisme doit se déployer sous de multiples forme . Osons espérer de réels changements à partir des nouveaux mouvements sociaux  qui se manifestent que ce soit dans l’alimentation, la construction, la mobilité,…

JPH / novembre 2022

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